Open Access
Issue
Nat. Sci. Soc.
Volume 33, Number 3, Juillet/Septembre 2025
Dossier « Les professionnels de la montagne face aux transitions socio-environnementales »
Page(s) 255 - 259
DOI https://doi.org/10.1051/nss/2025065
Published online 9 février 2026

Au printemps 2025, plusieurs événements professionnels et politiques en lien avec le devenir des territoires de montagne ont eu lieu. Parmi eux, le salon Alpipro a accueilli les 23 et 24 avril à Chambéry les 8es Assises nationales des stations de ski et du tourisme en montagne, consacrées aux stratégies de transition et d’adaptation des territoires d’altitude. À Bourg-Saint-Maurice, du 4 au 5 juin, s’est aussi tenue la quatrième édition du T.REX (Transition, Résilience, Expérimentation). Ces deux événements s’inscrivent dans une dynamique plus large marquée par l’occurrence élevée de manifestions du même type organisées dans les Alpes depuis quelques années. Cela témoigne du caractère urgent et paradigmatique attaché à la transition, comme le montre le thème de la séance du collège Territoires de l’Inspection générale de l’Environnement et du Développement durable (IGEDD) du 29 janvier 2025 : « La montagne : comment concilier l’activité économique et les transitions climatique et écologique1 ? ».

Ces rencontres sont symptomatiques de manifestations ayant pour principal fil rouge les enjeux actuels et futurs du tourisme et de ses acteurs dans un contexte de transition socio-environnementale. Ce prisme touristique tend parfois à faire oublier qu’en montagne, d’autres secteurs économiques et professionnels sont également confrontés à ces nouveaux défis. Ce dossier entend donc proposer une réflexion critique sur les mutations professionnelles que ces transitions socio-environnementales, territoriales et touristiques, ne se limitant pas aux métiers du tourisme, impliquent au sein des territoires de montagne. Nous étudierons dans ce numéro la manière dont des professionnels (gardien de refuge, berger, forestier, agent de parc national) s’ajustent tant aux injonctions contradictoires (sortir du modèle du tout ski tout en maintenant une forte activité économique) qu’aux réalités du changement climatique2.

Construire des connaissances sur les transitions des professions de montagne peu étudiées

La transition est une notion dont l’usage peut s’avérer problématique pour les chercheurs en sciences humaines et sociales (SHS) au motif qu’elle participe à construire un récit qui « projette un passé qui n’existe pas sur un futur qui reste fantomatique » (Fressoz, 2021). L’objectif ici est de faire un pas de côté. Il ne s’agit pas de se prononcer sur les débats qui accompagnent cette notion, mais de proposer une focale territorialisée au sujet des professionnels de montagne dans le contexte de changement climatique. Cette approche est pertinente dans la mesure où cette entrée demeure peu documentée puisque la majorité des travaux de recherche se concentrent sur les métiers liés au tourisme et/ou aux sports d’hiver. L’originalité du présent dossier est donc d’élargir les réflexions sur la transition à d’autres secteurs professionnels et métiers de la montagne, souvent moins visibles.

Depuis les années 2010, au sein des arènes médiatiques, scientifiques et politiques questionnant les modes de développement territoriaux, la transition fait d’abord écho à la notion de développement durable, diffusée depuis les années 1990 (Oudot et de l’Estoile, 2020), avant de la supplanter. La transition renvoie au passage d’un état à un autre, allant parfois jusqu’au basculement du système vers un « régime d’équilibre dynamique » (Bourg et Papaux, 2015). On peut ainsi affiner la définition de cette notion en la pensant comme un changement systémique à l’échelle d’un territoire. Cette dynamique modifie en profondeur les modes d’habiter, les systèmes productifs et les relations au milieu d’un collectif d’acteurs engagés dans un projet commun (Gonin, 2021). La pluralité des déclinaisons associées à cette dynamique est richement illustrée : transition agroécologique, transition énergétique, transition socio-environnementale, transition territoriale, transition touristique, etc.

Même si le terme de transition n’était pas encore utilisé, les chercheurs en SHS montrent, depuis la fin des années 1980, que les territoires de montagne constituent des objets de recherche pertinents pour questionner les mutations des sociétés. Le contexte montagnard, par les difficultés relatives au relief ou au climat, amplifie certaines problématiques socio-environnementales (Attali et al., 2014). Il constitue un modèle de compréhension des mécanismes de mutations socio-économiques à part entière. C’est d’autant plus vrai dans le contexte du changement climatique dont les effets (augmentation plus importante des températures, diminution de l’enneigement) sont ressentis de manière plus marquée et parfois même brutale et violente en montagne3. La montagne est un cadre d’étude qui invite ainsi à examiner plus précisément les réalités territoriales de la transition, leur actualité, les changements et les défis qu’elles posent en matière de tourisme certes, mais aussi d’énergie, de mobilité, d’environnement, de gestion des ressources et d’aménagement du territoire. C’est pourquoi il est important de proposer une réflexion sur la manière dont les différents acteurs professionnels, au cœur des territoires de montagne, vivent ces mutations et comment celles-ci les obligent à modifier leurs pratiques et leurs repères dans le cadre de leur métier. Ces mêmes métiers, en tant que reflets des confrontations humaines avec le monde (Champy, 2009), apparaissent alors comme des révélateurs des évolutions socio-environnementales. En montagne, les effets de ces changements impliquent de facto et depuis longtemps des mutations professionnelles, par exemple chez les guides de haute montagne. Ces professionnels sont directement impactés par les évolutions biophysiques telles que l’augmentation du nombre et de la violence de certains phénomènes (chutes de séracs, avalanches, éboulements). S’ajoutent les transformations socio-économiques et culturelles dans l’élan desquelles sont repensées certaines formes de rapport à l’altitude au cours des dernières décennies (Borgnet, 2024 ; Mourey, 2019 ; Martinoia, 2017 ; Vachée et al., 2020)4.

En montagne, les transformations induites par le modèle de la transition répondent à des besoins différents, provenant d’acteurs hétérogènes : les pouvoirs politiques qui souhaitent maintenir une certaine image et une attractivité de leurs territoires, les agronomes et les écologues impliqués dans la préservation de la biodiversité locale, les touristes ainsi que les « autres pratiquants de la nature » dont certains souhaitent bénéficier de la même qualité d’accueil qu’en plaine. Les habitants, bien sûr, sont eux aussi soucieux de préserver leur territoire et leurs patrimoines, selon des intérêts propres aux différentes logiques professionnelles : agriculture, service, artisanat, etc.

Il est aisé de comprendre que, si au sein des territoires montagnards la transition est considérée comme une solution, et qu’elle est portée par de nombreux acteurs comme une réponse face au changement climatique, les appropriations de cette notion sont plurielles, parfois contradictoires et engendrent des conflictualités (Chambru et al., 2024). C’est d’ailleurs une problématique qui se trouve au cœur de l’actualité parfois tendue de ces territoires, entre les critiques de modèles territoriaux (Clarimont et al., 2024), les fragilités de certains modes de développement et les questionnements sur leurs avenirs économiques. Ces conflictualités sociales contemporaines et les enjeux publics associés sont souvent invisibilisés dans un espace public plus que jamais sous l’emprise de la communication de l’ensemble de ces acteurs et des médias (Pailliart, 1995). Proposer une focale sur les professions de montagne permet donc d’analyser de manière fine l’ensemble des enjeux politiques, spatiaux, socioculturels, économiques et écologiques auxquels ces territoires et leurs habitants sont confrontés5.

Plusieurs travaux relevant des champs de l’histoire des Alpes, de l’histoire environnementale et de l’histoire des techniques ont renseigné les transitions passées des métiers alpins. Ainsi, dès les années 1980, les historiens des Alpes ont étudié les acteurs de ces territoires et leurs métiers du XVIe au XXe siècle. Gilles Della-Vedova met en lumière les stratégies des professionnels du transport et du tourisme dans les préalpes du Sud. Il décrypte certains processus de mutations tels que la modernisation sociotechnique et l’avènement des sports d’hiver (Della Vedova, 2020). Les mutations touristiques ont été richement explorées et documentées (Gigase et al., 2014 ; Hagimont, 2018). Pierre Judet (2019) souligne, pour le secteur de l’industrie, l’ensemble des stratégies et des réseaux socioprofessionnels liés à la métallurgie alpine dans des contextes de mutations socio-économiques globales. Dorothée Fournier (2018) propose, quant à elle, une analyse des dynamiques de dominations économiques, sociales et culturelles liées aux transformations territoriales portées par le ski ainsi qu’à ses acteurs avec l’exemple de l’Oisans. Anne-Marie Granet-Abisset (2014) montre comment la pratique de la pluriactivité est une organisation ancienne et structurelle pour les territoires de montagne, qui procure une flexibilité économique à ces acteurs, ce qui leur permet de traverser des phases de crises, et plus particulièrement de mutations économiques.

Ce numéro propose de prolonger ces réflexions en questionnant les professions de montagne à l’aune de la transition, modèle de pensée qui marque les sociétés du XXIe siècle d’un point de vue technique, culturel, et économique. En appréciant les relations des sociétés de montagne avec leur environnement sur des durées plus ou moins longues, spécialement sous l’angle des métiers et de leurs acteurs, certains articles contribuent également à l’histoire environnementale. Le numéro fait plus largement écho aux questionnements sur la professionnalisation des métiers de la montagne abordés par les SHS depuis les années 2010, tels que l’identité professionnelle des « travailleurs de la nature ». Ces derniers sont pris dans un processus de rationalisation, de technicisation et de standardisation loin de l’idéal d’engagement et de militantisme qui les a le plus souvent amenés à ces métiers (Granjou et al., 2010). Cette tension entre passion et rationalisation, observée plus récemment chez les guides de haute montagne et les moniteurs de ski (Lefèvre et Boutroy, 2019), les auteurs de ce numéro la questionnent chez les gardiens de refuge, les bergers, les forestiers et les gestionnaires d’un espace naturel protégé en montagne. Par ailleurs, la focale sur les professionnels de la montagne peu aménagée nous éclaire sur l’expression quotidienne des problèmes de gestion de socio-écosystèmes aux fonctions multiples : récréative, écologique et productive. Ces professionnels participent ainsi à la construction d’« espaces frontières » à l’articulation de différents mondes sociaux (Granjou et Mauz, 2012) aux prises avec les enjeux contemporains de la vie en montagne.

L’intérêt des changements d’échelles

Les différentes contributions sont construites à partir d’une enquête de terrain. Ainsi les cinq articles ont chacun leur propre échelle d’analyse, ce qui procure une variété d’approches. Chaque auteur, chaque autrice, aborde les métiers de montagne et leurs acteurs à travers le territoire qui fait sens pour ces derniers. Il s’agit d’abord de celle d’un territoire géographique précis : un massif montagneux tel que les Écrins, les Alpes françaises et/ou suisses, une haute vallée comme la Haute-Maurienne ou un parc national, ici celui du Mercantour. Mais au-delà du simple cadrage spatial géographique et administratif, ces territoires sont à la fois des objets d’étude et des modalités de travail avec les acteurs sur le terrain. Chacun étudie ainsi le territoire en tant que construit social, politique, économique et culturel (Walter, 2014). Les acteurs étudiés (bergers, agents de parc, forestiers, gardiens de refuge) sont confrontés dans le cadre de leur métier à des mutations socio-environnementales selon différentes dynamiques, intensités et temporalités. La variété de focales employées dans le dossier révèle des stratégies selon les individus et les groupes interrogés qui, en fonction des outils et des moyens dont ils disposent, accèdent aux processus de mutations socio-environnementales. Ainsi, grâce aux changements d’échelles spatiales, temporelles, administratives et historiques, et en allant d’un refuge à une administration d’État en passant par un parc national et des alpages, les différents articles montrent des réflexions et des logiques variées par lesquelles des acteurs collectifs ou individuels vivent, maintiennent et transforment leur profession dans un contexte de transition. Dès lors, la transition n’est plus uniquement une grande notion générale et anonyme, elle apparaît au contraire de manière concrète, illustrée et incarnée sur une large étendue diachronique (du XVIIIe au XXIe siècle), les expériences individuelles et collectives offrant ainsi des versions différentes et plus complexes des réalités générales.

En d’autres termes, ces articles constituent des exemples localisés qui participent à la connaissance de questions globales. En miroir, les effets de la transition sur les métiers et leurs acteurs sont un prisme de connaissance supplémentaire pour connaître et pour comprendre davantage les territoires de montagne. Sur ce dernier point, les métiers et leurs acteurs procurent un regard précieux sur les problématiques territoriales fortes qui touchent les cas d’études et qui influencent souvent les rapports sociaux au sein de ces territoires, et plus largement entre montagnes et plaines, mondes ruraux et urbains. Cela implique – entre autres – d’étudier différents phénomènes tels que les reconstitutions de savoir-faire, les rapports avec la bureaucratie et les modes de production en les confrontant aux enjeux de la durabilité comme aux projets d’écologisation.

Présentation des différentes contributions : un éclairage pluridisciplinaire

Plus de la moitié des auteurs sont des doctorants. Cela illustre l’appétence de la recherche pour ce thème dont l’actualité est manifeste, de même que l’intérêt scientifique que suscitent ces questionnements. Bien sûr, le corpus n’est pas exhaustif et appelle de futurs travaux à explorer d’autres métiers, par exemple ceux des professionnels du secteur des mobilités et de l’aménagement du territoire ou à étayer ces premières réflexions. Une des approches défendues par ce dossier est d’analyser, au moyen d’un éclairage pluridisciplinaire, les territoires de montagne comme des « laboratoires » de premier plan pour observer les dynamiques de changement en cours et expérimenter des propositions. En s’intéressant aux professionnels de la montagne peu aménagée, les cinq contributions questionnent les politiques mises en œuvre pour répondre aux problèmes socio-environnementaux et aux changements globaux, et plus généralement les transformations des rapports de l’homme à la nature et à la société sur le temps court et sur le temps long.

Les deux premiers articles proposent des questionnements « en miroir » et dégagent des connaissances fondées sur un même sujet : les gardiens et les gardiennes de refuge. Ce métier est abordé selon des entrées et des échelles différentes, du point de vue du gardien ou de la gardienne des lieux, et de la gestion des refuges. Le premier article est issu de la recherche en géographie de Sophie de Rosemont. L’auteure met en lumière l’ambivalence d’un métier intrinsèquement lié à son lieu d’exercice et aux problématiques qui en découlent, spécialement en termes techniques et environnementaux. Les modes de fréquentation et les pratiques de gardiennage sont reconfigurés par ces mutations aux conséquences environnementales, sociales et économiques. À partir des cas du massif des Écrins et des Alpes valaisannes, l’auteure met en lumière la complexité de cette profession avant tout marquée par le rapport au lieu et aux pratiquants qu’elle attire ainsi qu’aux représentations qu’elle suscite. Il s’agit d’équilibres fins, directement reconfigurés par les mutations socio-environnementales auxquelles les gardiens et les gardiennes de refuge sont confrontés à chaque nouvelle saison.

Le deuxième article s’intéresse également aux refuges, au prisme des systèmes économiques, politiques et administratifs qui les régissent, dans un contexte de transition touristique. Les géographes Jean Miczka, Laine Chanteloup et le politologue Christophe Clivaz interrogent la gouvernance de la montagne et ses reconfigurations au travers des interactions entre les différents acteurs qui gravitent autour des refuges et qui sont concernés par leur devenir, à commencer par les propriétaires. À partir du cas de 22 refuges français et suisses, les auteurs soulignent les enjeux organisationnels liés à la diversification des pratiques et des publics comme aux rénovations matérielles et techniques qui en découlent.

Autre figure professionnelle de la montagne, les bergers sont étudiés dans le troisième article. L’historien Raphaël Devred interroge les interactions professionnelles entre chercheurs et bergers sur le terrain et dans la littérature sur le temps long. C’est plus largement la recherche en montagne et ses pratiques qui sont interrogées ici, à l’aune des questions d’altérité, de méthodologie et d’épistémologie. Les représentations et les sensibilités socioculturelles envers la « figure du berger » sont étudiées de manière diachronique. Ses effets dans les discours scientifiques témoignent de la fascination, du mépris ou de la valorisation du savoir-faire des bergers, et redessinent le rôle social et politique de ce professionnel de la montagne et de ses brebis. C’est finalement l’ensemble des liens entre hommes et animaux qui est au cœur de l’analyse.

Les techniciens forestiers territoriaux (TFT) de l’Office national des forêts (ONF), sont l’objet du quatrième article. À partir du cas de la Haute-Maurienne, Mikaël Chambru, chercheur en SHS et Raphaël Lachello, historien de l’environnement, interrogent, via une enquête transdisciplinaire, les effets de ce contexte territorial singulier sur les mutations du métier de gestionnaire forestier public de haute montagne. Les auteurs s’intéressent à ce qu’ils définissent comme une catégorie spécifique de « travailleurs de la nature » du fait de l’injonction productiviste qui accompagne leurs missions, en plus de leur impératif environnemental, créant une tension entre exploitation et conservation ainsi qu’entre valorisation touristique et protection de l’environnement.

Le cinquième article s’intéresse aux professionnels de la montagne à une échelle plus large, celle des parcs nationaux. Les écologues Ninon Fontaine, Isabelle Boulangeat, Perrine Gauthier et l’ethnoécologue et géographe Sophie Caillon proposent une étude des évolutions des législations mises en œuvre dans ces parcs dans un contexte de changements institutionnels et socio-environnementaux. À travers le cas du génépi dans le parc national du Mercantour, elles étudient la manière dont les agents de ce parc vivent les changements affectant le socio-écosystème de « cueillette des génépis ». Leur approche considère ces professionnels comme des sentinelles des dynamiques écologiques et sociales, ayant également pour mission d’appliquer des réglementations considérées par certains d’entre eux comme décalées.

L’ensemble de ces auteurs analysent des espaces peu aménagés, situés en territoires montagnards, et donc en première ligne des changements climatiques et socio-environnementaux (Natures), tout en questionnant la place et les modalités de la recherche académique aux côtés des savoirs des professionnels de la montagne (Sciences) afin de mieux comprendre comment les sociétés s’approprient la montagne, et comment les professionnels répondent aux besoins des pratiquants (notamment de loisirs) ainsi qu’aux injonctions aux transitions socio-environnementales et économiques (Sociétés). Ces travaux engagent une réflexion sur la montagne et les nouvelles manières de « faire connaissance » (Arpin et Sgard, 2021), en d’autres termes, ils renouvellent les démarches de la recherche en montagne. Mises en miroir, ces analyses des savoirs professionnels interrogent par la même occasion la manière de faire de la recherche avec ces acteurs centraux des territoires de montagne. La production des savoirs scientifiques est questionnée dans ses démarches, ses méthodes et ses représentations tandis que ce numéro est une illustration supplémentaire de l’intérêt de l’interdisciplinarité pour ces questionnements.

Références

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1

Le collège Territoires est une formation transversale chargée d’animer les travaux de réflexion de l’IGEDD Pour plus d’informations, consulter www.igedd.developpement-durable.gouv.fr/la-montagne-comment-concilier-l-activite-a4268.html.

2

Ces articles sont issus d’un colloque international organisé les 1er et 2 décembre 2022 à l’Université Grenoble Alpes par le Groupe de recherche sur les enjeux de la communication (GRESEC) et le laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (LARHRA) avec la MSH-Alpes et le labex Innovations et transitions territoriales en montagne (ITTEM).

3

C’est particulièrement le cas en ce qui concerne la thématique des risques et des catastrophes.

4

Les guides de haute montagne ont été beaucoup étudiés, tout comme les métiers relatifs aux sports d’hiver, ils ne sont donc pas abordés dans le présent numéro.

5

Les nombreuses demandes d’accompagnement formulées par les territoires à l’intention de la sphère universitaire indiquent qu’il est important de considérer la transition au prisme des métiers de la montagne.

Citation de l’article : Mouret E.-S., Cambone M., Chambru M., Lachello R., 2025. Introduction. Les professionnels de la montagne face aux transitions socio-environnementales. Nat. Sci. Soc. 33, 3, 255-259. https://doi.org/10.1051/nss/2025065


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